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Savoir faire et techniques

Dégrader et reconstruire

Bousculer une création, volontairement la dégrader pour mieux reconstruire est une possibilité pour lui donner de la force.

Le point de départ de l’atelier : s’inspirer d’une sculpture africaine.
L’homme occidental est la plupart du temps bien éloigné de la compréhension la plus juste des mobilisations du sculpteur africain. En effet, ce dernier en réalité ne se soucie pas de représenter avec exactitude des hommes ou des objets. Pour lui ce qui compte, c’est le dynamisme de cette forme. La création doit contenir une sorte d’énergie immanente qui a créé cette forme et qui circule de façon permanente en elle. Pour exprimer ce concept, on ne peut de toute évidence pas passer par des mots mais des images. En apparence quelque peu rigides, les sculptures africaines sont loin d’être statiques pour autant. Pour ma part, je les ai toujours vu bien vivantes.

J’étais consciente que les créations risquaient d’être très figées, même si on avait décidé de traiter l’affaire en couleur. J’avais envie de créer un choc pour bouleverser les habitudes et introduire une dimension impossible à rendre par applications classiques de la peinture et ainsi introduire la notion de vie parfaitement incontrôlable par nos soins.

Des fois, il faut savoir tout casser pour tout révéler.

Concrètement, une fois les dessins achevés, on les a froissés en boule. Vous savez comme pour marquer un panier dans la corbeille à papier, si, si !
Puis on les a noyés dans une bassine remplie d’eau. Juste quelques secondes, car il n’est pas question non plus de tout saboter. Je ne vous raconte pas le moment de panique dû au sentiment de ne pas respecter ses créations. Mais bon comme chantait à quelque chose près un certain serpent, « aie confiance, crois en TOI ».
On a déployé la feuille trempée, on l’a laissée sécher, on l’a repassée pour l’aplatir un peu plus, puis on a ausculté le résultat. De magnifiques nervures recouvraient l’ensemble du dessin et l’irradiaient ainsi en quelque sorte de courants d’énergie. Et comme les couleurs avaient un peu passé et s’étaient mélangées après ce traitement de choc, on a rehaussé l’ensemble avec des pastels gras.

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