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Savoir faire et techniques

Des gammes, des gammes, encore des gammes.

Quand on aime créer, il ne faut surtout pas se priver de le faire. Et surtout, il faut de préférence le faire aussi souvent que possible. On peut le faire sobrement, c’est-à-dire avec une grande économie de moyens. Et on peut le faire rapidement, en y consacrant peu de temps mais souvent. Comme avec un instrument de musique, l’important est de faire ses gammes. Car plus vous avez la main agile, plus vous vous libérez de la technique, et plus vous rentrez dans l’inspiration. Bien que cela paraisse un poncif, ne l’oublions pas.

Pour que nos talents soient accessibles à tout moment, il faut les entretenir.

Pendant le mois de décembre, ayant peu de temps pour aborder de grosses pièces de création, j’ai décidé de me consacrer à faire des gammes, juste comme cela. Comme on fait des exercices d’échauffement.

J’ai entrepris un drôle de challenge.
L’idée m’est venue en rangeant mon atelier.
J’avais plein de fonds de flacons de gouache de couleurs basiques et crues (j’utilise cette peinture économique avec un jeune public d’ordinaire). Tous ces restes m’encombraient, mais je ne peux jamais me résoudre à jeter quoique ce soit. Alors j’ai trouvé un vieux cahier à dessin format A3 également abandonné  dans mes tiroirs probablement pour sa qualité de papier bon marché. Avec tout cela, aucun risque de gaspillage, tous les ingrédients sont modestes et attendent patiemment d’être recyclés.

p1460031Dans ce contexte, pas d’hésitation à me lancer! Alors, je me suis munie de tout l’attirail décrit dans mon guide gratuit offert pour tout abonnement à la newsletter de ce site:

« Trente écritures artistiques »

et de mes restes de peinture.

Une furieuse envie de « tartiner » ces couleurs brutes non nuancées, limite vulgaires, en direct du flacon m’a gagnée de page en page avec une totale désinvolture dans mes combinaisons. Sans enjeu, j’ai planté le décor de 28 pages avec pour seule contrainte impérative : emprunter une nouvelle façon de poser ma gouache à chaque page pour tracer une nouvelle écriture selon les techniques décrites dans ce même guide.

Une action obligatoirement renouvelée et différente à chaque page, croyez-moi, ça force l’inventivité ! Au total, 28 toiles de fond pour base.

Étaler, pulvériser, faire dégouliner, tisser, mêler, entortiller, juxtaposer, faire diffuser…que sais-je encore? Essayez, n’ayez crainte, lâchez-vous, vous serez étonné!

Toutes mes pages remplient, je suis partie en voyage avec dans ma valise, ce cahier, une petite boîte de pastels gras, un stylo bille, un feutre fin et un plus épais. Impossible de me charger plus.
Objectif, dans mon temps libre, passer au plus une demi-heure par planche pour valoriser ces fonds vraiment bruts en enrichissant les couleurs et en y ajoutant du pur dessin.

Me raconter à chaque planche une histoire différente.

Voici ces travaux réalisés tout en spontanéité. (Diaporama en cliquant sur une image.)

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Voici un exercice d’échauffement que je vous invite à pratiquer. Si vous n’êtes pas passé à l’action depuis longtemps, soyez sûr que cela va vous dérouiller. Il est important d’une part de faire une consistante série de dessins et d’autre part de se jeter dans l’action en jouant sans trop tergiverser sur la pertinence de ses dessins. Soyez indulgent avec vous même.

 

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Cet article est aussi disponible en: Anglais

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