Savoir faire et techniques

A chacun son quart d’heure de célébrité

Bien sûr, on n’est pas tous Andy Warhol, mais tout de même quand on crée avec authenticité et amour, on a bien envie de partager et sans égo démesuré avoir son petit quart d’heure de célébrité.

Toutefois, pas question d’infliger nos « croutes » aux autres, il en est de notre responsabilité.

C’est ainsi que je présente les choses à mes petits élèves en début d’année, car je leur garantis une expo digne de ce nom, dans un cadre respectueux de leur travail à condition qu’ils se dépassent. Et les voilà partis pour tout faire afin de se surprendre, s’éclater et qui sait -cerise sur le gâteau- bluffer leurs parents et autres adultes.

C’est encore ce qui s’est passé en juin dernier. On peut dire sans exagération que ceux qui ont vu notre exposition de fin d’année  sont restés estomaqués devant de tels talents artistiques de la part de si jeunes créateurs (de 7 à 10 ans). Et nous, on était fiers !

Pour faire une belle expo avec un nombre conséquent d’œuvres,

il y a à mon sens plusieurs règles importantes à respecter :

  • Ne pas prendre les travaux non finalisés pour faire plaisir, l’art est une affaire trop importante pour envisager d’afficher n’importe quoi.
    J’en profite pour expliquer aux enfants qu’il y un minimum  de travail à fournir pour escompter obtenir un résultat et ce n’est pas parce qu’on a jeté son cri rapidement sur le papier que l’affaire est jouée. Ça peut, mais hélas ce n’est pas souvent le cas. Un minimum de concentration et de persévérance s’impose…
  • Ne pas éparpiller les types de travaux, mettre en place par sujets, ainsi les travaux se renforcent les uns les autres et personne n’a l’impression que son travail est plus ou moins réussi. De plus, la diversité des écritures sur un même sujet étonne le visiteur qui du coup passe plus de temps sur le thème.
  • Éviter de vilains supports comme les grilles, les chaînes et j’en passe. Pour cela, j’ai une combine vraiment intéressante à plus d’un point. Je récupère dans mon cinéma de proximité de vieilles colonnes en carton qui servaient à venter la sortie de tel ou tel film. Plusieurs avantages à cela :
    . ces supports sont de grandes tailles
    . comme ils sont déjà imprimés, il faut les peindre et comme dans les grands musées, je choisis la nuance qui valorise au mieux les travaux affichés, (de jolies gris profonds, des bruns délicats ou des tons velouté aubergine sont du plus grand chic).
    . comme ils sont totalement autonomes puisqu’ils tiennent seuls sans être appuyés contre un mur, on peut envisager des parcours à suivre pour nos visiteurs.
    . l’expo terminée, ils sont totalement repliables et se tiennent discrètement dans un coin de mon atelier jusqu’à la fois prochaine.
  • Créer une affiche élégante ou intrigante et des petits flyers pour la famille de chaque enfant.
  • Accueillir le public, pour moi cela signifie expliquer les consignes données au départ, les techniques abordées (en sachant qu’à chaque ouvrage elles seront toujours différentes), les temps octroyés (en général, avec moi une séance de 1h par dessin)

Une exposition d’enfants doit  donner
d’une part aux visiteurs une furieuse envie de passer eux-aussi à l’action
et d’autre part aux enfants une farouche volonté de refaire ce type d’expériences.

Voilà le virus de la création a touché sa cible et s’est ainsi encore un peu plus propagé.
La création est une maladie hautement contagieuse !!!

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    Yvonne Périssé

    12 septembre 2017, 10 h 20 min

    J’aimerais tant que cette célébrité dépasse le quart d’heure. Un travail pareil avec des enfants mérite une suite plutôt une continuité. comment vont ils pouvoir « refaire ce type d’expérience ». L’exposition fût un moment magique, mais avant il y a une année de travail. Je souhaite que la contagion atteigne ceux celles qui peuvent la diffuser. BRAVO VÉRONIQUE.