Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Observation

Physiologie imaginaire du végétal

Le végétal est silencieux et s’offre au monde. Nos regards superficiels au quotidien à son sujet nous le montre immobile et inerte.Bien évidemment, les scientifiques en biologie étudient les processus vitaux des plantes, notamment le métabolisme, l’organisation, la gestion de l’eau, la nutrition minérale, la croissance et le développement, l’irritabilité (réaction à l’environnement), les mouvements et les déplacements. Ils appellent cette science la physiologie végétale.

Toutefois, ils ne sont pas les seuls à avoir reconsidéré cette observation grossière et immédiate du végétal, car les artistes par leur approche sensible ont eux aussi « observé » les végétaux autrement.
En effet, les forces qui traversent la nature font écho à la pratique artistique. Les concordances entre la science du vivant et les arts sont évidentes. J’ai ce sentiment que le vivant et l’art sont tous deux animés de forces créatrices inextinguibles. Et le végétal comme l’art sont traversés par de mystérieuses et profondes nécessités.

Une approche sensible pour apprivoiser le vivant

J’ai exprimé dans le précédent article que je regardais le végétal comme une œuvre d’art. La suite de mon travail a visé dans un second temps à « l’utiliser », mais pas uniquement comme un motif. Je l’ai considéré plutôt comme un matériau à révéler grâce à l’imaginaire artistique. Je partage donc pleinement cette vision de Paul Klee.

(…) l’artiste n’accorde pas aux apparences de la nature la même importance contraignante que ses nombreux détracteurs réalistes. Il ne s’y sent pas tellement assujetti, les formes arrêtées ne représentant pas à ses yeux l’essence du processus créateur dans la nature.
Paul Klee, Théorie de l’art moderne

Les végétaux (en latin : vegetabilis, de vegetare, croître) sont des organismes vivants qui sont composés de cellules, de fibres et de tubes celluleux. On les dirait pratiquement dépourvus de sensibilité pourtant ils se nourrissent, croissent et se reproduisent. Il y a peu, on a même mis en évidence qu’ils sont dotés d’un langage propre et aussi d’une mémoire. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude de l’University of Western Australia parue en 2015.
Aujourd’hui personne ne peut nier que par des dynamiques invisibles, les végétaux sont depuis des milliards d’année les créateurs de notre atmosphère et permettent aux animaux et aux humains de vivre sur cette planète.

Une des façons d’opérer de l’artiste est de se mettre en immersion avec son sujet.

C’est ce que j’ai entrepris en me plongeant poétiquement  dans le tissu organique végétal.

De dessin en dessin, j’ai imaginé des mutations biologiques à l’œuvre.
De dessin en dessin, j’ai « écouté leurs chants » avec la volonté de traduire l’éblouissante vitalité du monde végétal.

Video Thumbnail
physiologie végétale imaginaire - veronique egloff
physiologie végétale imaginaire - video veronique egloff, musique Titre: The Bane of Tadziu Auteur: Th.e n.d

Si vous voulez découvrir l’intégralité de ces 32 dessins, allez voir ici

Video : veronique egloff
Musique : Titre:  The Bane of Tadziu Auteur: Th.e n.d        Source: https://soundcloud.com/th-e-n-d
Licence: http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/
Téléchargement (14MB): https://www.auboutdufil.com/index.php?id=452

Cet article est aussi disponible en: Anglais

Related posts

Leave a comment

Message

Name

E-mail

URL

2 Comments

  • avatar
    Reply

    Jeannine

    24 novembre 2018, 21 h 36 min

    j’aime la délicatesse et la sensualité de cette fusion avec le végétal

  • avatar
    Reply

    Anonyme

    24 novembre 2018, 17 h 03 min

    Une belle représentation du végétal!